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Jean Mauboulès

« La seule chose qui m’intéresse, que je retienne et qui compte, d’un objet, d’un paysage ou d’une figure, c’est le contour. En fait son dessin. » Jean Mauboulès (1943) aurait pu dire aussi « la ligne », courbe ou droite, de graphite, d’aquarelle ou d’acier, tracée sur le papier ou déployée dans l’espace. Car l’œuvre de Mauboulès est un dialogue ininterrompu entre la ligne, la matière et la spatialité.

Proche, par sa plasticité et par la concision de son vocabulaire formel, de l’Art minimal et de l’Art concret, l’œuvre de Jean Mauboulès s’en distingue par une approche plus sensuelle : ni mesure préalable, ni principe mathématique ne président au processus créatif.Au cœur de son propos et de la présente exposition à la Fondation Louis Moret : un dialogue constant, dépouillé, empirique entre la ligne, les matériaux – verre, acier, aquarelle, papier – et le vide.

 

Né à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques (France) en 1943, Jean Mauboulès séjourne à Paris entre 1961 et 1967 où il fréquente les cours de l’Ecole des Beaux-arts, avant de s’installer en Suisse, se liant d’une grande amitié avec Max Bill. Depuis 1976, il vit et travaille à Bellach, dans le canton de Soleure.

Entre 1975 et 1976, il effectue une résidence à Boissano en Italie, sur invitation du Centro Internazionale di Sperimentazioni Artistiche Marie-Louise Jeanneret. Reçoit en1996 le Prix d’art du canton de Soleure, et en 1997, la distinction de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le ministère français de la Culture.

Les œuvres de Jean Mauboulès sont conservées dans de nombreuses institutions suisses, françaises et allemandes, notamment au Kunstmuseum de Soleure, de Berne et de Winterthur, dans la Collection de la Ville de Paris ou au Sprengel Museum de Hannover.

 

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P.Bloch, Sans titre, 1989, encre noire sur papier. ©Adam Rzepka

La Fondation Louis Moret inaugure son cycle d’expositions pour  2018 en rendant hommage à une grande dame de l’art. Pierrette Bloch (1928-2017) a développé depuis les années 1950 un langage intimement lié à l’abstraction, qu’elle a décliné sous différentes formes au fil des époques traversées.

Réduit au noir et blanc,  son œuvre propose un dialogue entre le dessin, le collage, la sculpture de crin. Un travail silencieux et pudique,  dicté par la pauvreté des moyens, la continuité et la répétition, où le geste est le vecteur d’une recherche de rythmes et de formes instables. Une quête incessante des variantes du signe, une aventure persévérante qui résiste aux modes et aux défis du temps.

Artiste suisse née à Paris en 1928, Pierrette Bloch a vécu et travaillé à Paris et à Bages (Aude, France). Elle est décédée le 7 juillet 2017 à Paris. Elle a étudié avec André Lhote et Henri Goetz de 1947 à 1948. Elle a réalisé sa première exposition à la Galerie Mai à Paris en 1951. En 2005 elle a été lauréate du prix Maratier attribué par la Fondation Pro MAHJ. Les œuvres de Pierrette Bloch sont conservées dans les plus importantes collections publiques internationales, au MoMA à New York, au Yokohama Museum of art au Japon, au Stedelijk Museum d’Amsterdam, au MAMCO de Genève et à l’Eilat Museum en Israël notamment. Son travail est représenté par les galeries Rosa Turetsky (Genève) et Karsten Greve (Paris/ Saint-Moritz/ Cologne).