bandeau-Concerts
Trio Rivano | Musique

Gabriel Rivano, bandonéon
Daniel Pezzotti, violoncelle
Julio Azcano, guitare

Organisation
Sylvie Arlettaz-Jori pour les Jeunesses Musicales de Martigny

Oeuvres de Gabriel Rivano, tango, bossa-nova et traditionnels argentins

Entrée: 20.- / 15.-
Réservations: 027 722 23 47

Soyeon Lee, Misu Lee | Musique

Oeuvres de G. Puccini, F. Chopin

Soyeon Lee, pianiste
Née à Séoul en Corée du sud, Soyeon Lee est lauréate de plusieurs concours internationaux:
1er Prix du concours « Journal de musique » à Séoul en 1994
2ème Prix du Concours Young Artist, Séoul National University en 1994
2ème Prix Concours de concertos Royal College of Music, Londres en 1995
2ème Prix Concours Teresa Carreño, Londres en 1999
3ème Prix Concours international « for young artist » au Japon en 2001
Finaliste du Concours San Sebastian International, Espagne en 2004
2ème prix Concours Forum musical de France, Prix de la Société Générale en 2005
Prix spécial « Ravel » au Concours Grand Prix d’Ibla, Italie en 2006

Soyeon Lee a étudié au Royal College of Music à Londres et à l’Ecole Normale de Paris (Cortot). Elle a été la disciple de Youngshin An, Anne Queffélec, François René Duchable, Oxana Yablonskaya et Irina Zaritskaya. Soyeon Lee a également suivi les Cours de Maître de Brigitte Engerer, Jacques Rouvier, Dina Joffe, Dang Thai Son et Emile Naoumoff.

Soyeon Lee se produit régulièrement en concert en Angleterre, en Espagne, en France, en Italie, aux USA, au Japon et en Corée du Sud.

En 2008, Soyeon Lee a été nommée professeur de piano à la «Seoul City University».

Misu Lee, soprano
Misu Lee est née à Gong-ju en Corée du sud. En 1999 elle obtient une Licence de Pédagogie à l’Université nationale de l’Education de Chong-ju. En 2001 elle reçoit la Licence de musicologie et le chant à l’Université de Seoul. Elle décide alors de poursuivre ses études de chant en France et obtient en 2004 la Médaille d’argent à l’Ecole nationale de St Germain-en-Laye.

De retour en Corée pour raisons de santé en 2005 elle enseigne dans une école privée au sud du pays.

Misu Lee retourne en France en 2007 et ses études au Conservatoire International de Musique de Paris sont couronnées, en 2009, par un Premier Prix décerné à l’unanimité. Elle poursuit ensuite ses études et obtient en 2010 le Diplôme de perfectionnement au Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles.

Misu Lee a été disciple de Philippe Lévy, Gisèle Dechorgnat et Gaël De Kerret.

Misu Lee a donné des récitals en Corée du Sud, en Belgique et en France. Elle a joué les rôles de Michaela de l’opéra Carmen de Bizet et Pamina de la Flûte enchantée de Mozart. Misu Lee a également été la soliste du Requiem de Brahms, de la Messe solennelle de Charles Gounod et de la Messe en sol majeur de Franz Schubert.

Entrée libre
Collecte

Los versos del capitàn, Pablo Neruda | Musique

Les vers du capitaine – Los versos del capitàn
Pablo Neruda
Avec des musiques populaires d’Amérique latine et d’Espagne
et des compositions de Julio Azcano et Sylvie Arlettaz Jori

Frédéric Mudry, récitant
Sylvie Arlettaz Jori, chant
Julio Azcano, guitare

Organisation
Sylvie Arlettaz Jori pour les Jeunesses Musicales
Réservations: 027 722 23 47

Programme
Acte I : La naissance de l’amour
En ti la tierra – En toi la terre
Chant : Arroyito campesino, petit ruisseau champêtre, rythme de bambuco (Mejía, Colombie)
Epitalamio – Epithalame
Chant : Agitando pañuelos – En agitant des foulards (zamba argentine, Abalos)

Acte II : L’amour prédateur
El tigre – Le tigre
Guitare, Julio Azcano,
L’amour du soldat – El amor del soldado
Anda jaleo (musique populaire transcrite par Federico García Lorca)

Acte III : La blessure
El daño – Les blessures
El pozo – Le puits
Tangos : Fuimos (Dames/Manzi) et Nostalgias (Cadicamo/Cobian)

Acte IV et épilogue : L’amour universel
Lettre en chemin – La carta en el camino
Chanson: L’âme vagabonde (texte et musique de Sylvie Arlettaz Jori, arrangement de Julio Azcano

A propos de Los Versos del Capitan de Pablo Neruda
Un flou mystérieux flotte autour de ce magnifique recueil de poème de Pablo Neruda. Une première édition, datée du début des années 1950, présente en effet une lettre-préface signée de la main de Rosario de la Cerda, chanteuse à qui auraient été dédiées ces vers passionnés et remplis de sensualité:

«Cher Monsieur, Je me permets de vous envoyer ces papiers qui, je crois, vous intéresseront et que je n’ai pu jusqu’à présent rendre publics. […] Ma personne n’a pas d’importance, mais je suis la protagoniste de ce livre, ce qui me rend fière et satisfaite de la vie. Cet amour, ce grand amour, est né un certain mois d’août, au cours d’une de ces tournées que je faisais en tant qu’artiste dans les villages de la frontière franco-espagnole. Il arrivait, lui, de la guerre d’Espagne. Non en vaincu. Son parti était celui de la Pasonaria, il était plein d’illusion et d’espoirs pour son lointain petit pays en Amérique centrale. Je regrette de ne pouvoir indiquer son nom. Je n‘ai jamais su quel était le vrai, s’il s’agissait de Martinez, de Ramirez ou de Sanchez, Je l’appelle, moi, simplement, mon Capitaine, et c’est le nom que je veux conserver pour ce livre. Ces vers sont à son image : tendres, épris, passionné, et terribles dans leur colère. Il était fort et sa force, tous ceux qui l’approchaient, la ressentaient. C’était un de ces hommes privilégiés qui naissent pour les grands destins. Je percevais sa force et mon plus grand plaisir était de me sentir toute petite à ses côtés»

Dans «J’avoue que j’ai vécu», mémoires achevées quelques jours avant sa mort en 1973, Pablo Neruda explique la paternité retardée de cette oeuvre:

«Et maintenant je vais vous raconter l’histoire de ce livre, l’un des plus discutés que j’ai écrit. Ce fut durant longtemps un secret, durant longtemps mon nom n’apparut pas sur sa couverture, comme si je le reniais ou comme si lui-même n’avait pas su qui était son père. De même qu’il existe des enfants naturels, des enfants de l’amour naturel, Les Vers du Capitaine était un livre naturel. Les poèmes qui le constituent furent écrits ici et là et jalonnent mon exil en Europe. Ils furent publiés anonymement à Naples, en 1952. L’amour pour Mathilde, la nostalgie du Chili, les passions civiles emplissent les pages de ce recueil dont un certain nombre d’éditions demeurèrent sans nom d’auteur. […] Quelques critiques méfiants attribuèrent des raisons politiques à l’anonymat du livre. « Le parti s’y est opposé, le parti ne l’approuve pas », dirent-ils. C’était faux. Par bonheur, mon parti ne s’oppose pas à l’expression, quelle qu’elle soit, de la beauté. La vérité est que je n’ai pas voulu pendant longtemps, que ces poèmes blessent Délia, dont je me séparais. Délia del Carril, très douce passagère, fil d’acier et de miel qui lia mes mains dans les années sonores, avait été pour moi pendant dix-huit ans une compagne exemplaire. Ce furent là les raisons profondes, personnelles, respectables — et les seules — de mon anonymat.»

Frédéric Mudry
Après avoir obtenu un diplôme de théâtre au Conservatoire de Lausanne en 2002, il s’est produit régulièrement dans toute la Suisse romande, partageant son temps entre l’interprétation de rôles, la lecture d’ouvrages, la mise en scène, et les créations. Parmi les nombreuses pièces qu’il a interprétées ou mises en scène, on retrouve notamment Equinoxe, mise en scène de Fred Mudry à Sion (mai 08), Le Livre de Tempête d’Yves Robert, mise en scène de Julien Baroche à Sion (sept.08), Le mal court d’Audiberti, mise en scène de Raoul Pastor à Genève (nov.déc.08), Cendre de cailloux de Daniel Danis, mise en scène d’Armand Deladoe à la Grange de Dorigny (février 09), Fin de Bal de Valérie Poirier, mise en scène de Martin Pachoud au théâtre de Poche à Genève (avril 09), Le château de Kafka mise en scène de Pasquier-Rossier à Nuithonie, Arsenic, St-Gervais (oct-nov 09). En 2002, il a fondé la Compagnie Gaspard. Il est lauréat de la Bourse Migros, Fondation Ernst Göhner, et du Prix culturel de la ville de Sion. Son style passionné, généreux et sensible font de lui un interprète recherché pour les rôles phares tels que Pablo Neruda.

Sylvie Arlettaz Jori
Après un diplôme d’enseignement du chant au Conservatoire de Lausanne, en 1993, Sylvie Arlettaz Jori reçoit la bourse Migros pour jeunes chanteurs et se perfectionne à la Musikhochschule de Stuttgart, dans la classe de Silvia Gestzy. De retour en Suisse, elle se produit en soliste (musique classique) et commence à travailler un répertoire espagnol et sud-américain avec le guitariste d’origine chilienne Andrés Tapia (Duo Cadencia). Leur CD « Corazón al sur » (2002) est salué par la critique. En 2000, elle fait partie d’un projet de musique électro-jazz (Improove) avec le batteur Christophe Fellay (Festival Jazz d’Atlanta, 2001). Sylvie Arlettaz Jori privilégie les projets artistiques mêlant poésie, musique et peinture. Depuis dix ans, elle organise « L’heure d’évasion », dans le cadre des Jeunesses musicales de Martigny, offrant à des artistes l’opportunité de réaliser leurs propres créations. Elle écrit elle-même des poèmes qu’elle illustre de dessins et de pastels (Exposition « Etoile de sang », galerie des pinsons, Fully, mai 2010) et compose ses propres chansons (musique et texte).

Julio Azcano
Guitariste argentin, installé à Lucerne depuis 2004 où il enseigne la guitare. Il a été formé en Argentine, notamment avec Eduardo Isaac (guitare classique) et Pino Marrone (Jazz et improvisation). Très jeune, il s’est produit avec les plus grands guitaristes de son pays, notamment Quique Sinesi, Juan Falù, Pablo Marquez, etc. Il a approfondi ses connaissances jazz en obtenant un diplôme à la Hochschule de Zurich. Son jeu possède une magnifique palette de couleurs, héritage d’un grand travail technique dans le classique et d’un grand investissement dans la musique populaire de son pays d’origine et le jazz. Son esprit éclectique lui a notamment ouvert les portes des USA, du prestigieux festival de guitare « Guitarras del mundo » en Argentine. Il possède un Quartett avec le flûtiste jazz autrichien Günter Wehinger, travaille avec le contrebassiste tango Juan Pablo Navarro, le percussionniste Claudio Spieler et le guitariste Quique Sinesi. Avec le luthiste Taylan Arikan, il a composé la musique de son dernier CD « Ayres », qui remporte un grand succès, notamment au Festival de la guitare de Lausanne, mai 2010.

Jérôme Meizoz – Zivo | Rencontre lecture

«Je marchais dans l’unique rue du village, mais elle n’était pas déserte comme à l’ordinaire. Tous les morts enfin revenus se mêlaient aux vivants, formant une foule jamais vue en ce lieu…»

La Fondation Louis Moret accueille les auteurs de FANTÔMES (Editions d’en bas)

Jerôme Meizoz & Zivo
L’écrivain et le peintre ont travaillé de concert, en atelier, au fil des mois, pour créer un ouvrage illustré explorant l’invisible qui persiste à agir sur le visible. Ils évoquent tous deux, chacun par ses moyens d’expression, toutes ces figures, êtres ou souvenirs qui nous hantent d’autant plus qu’ils ont quitté la scène. La part spectrale des existences : celle des invisibles qui continuent à agir en nous et, parfois, pour nous.

Lecture de Jérôme Meizoz
Accrochage des aquarelles originales de Zivo
Accompagnement musical: Emilie Vuissoz
Apéritif

Jérôme Meizoz, né en 1967 à Vernayaz, vit à Lausanne. Dr.ès lettres (UNIL) et sociologue de la culture (EHESS, Paris), il enseigne la littérature française à l’université de Lausanne. Il est l’auteur de récits consacrés à la mémoire sociale, dont Morts ou vif (1999, « Livre de la Fondation Schiller 2000), Jours rouges (2003), Les Désemparés (2005), Terrains vagues (2007, « Prix Loterie Romande de l’AVE) et Père et passe (2008)

Le peintre Zivo, lauréat du prix artistique de la Fondation Sandoz (FEMS)1999, vit à Lausanne. Il expose régulièrement et a publié plusieurs livres illustrés avec des écrivains et poètes (Philippe Dubath, Ulrike Blatter). Sélectionné aux rencontres romandes sur les livres d’artistes Tirages limités, il a publié ses carnets de création: Cahier des évocations des passages âne-oiseau, aux éditions « Remarques » de Nicolas Chabloz (2008).